Xapkib "rym59"

 

 L'engin en position transport. La lanière de portage a été démontée pour la photo.

 

 Vue détaillée de la façade de commande. Le sélecteur rotatif de puissance permet de choisir entre 40%, 100% et 60%. Quand on manoeuvre l'interrupteur gris de marche vers arrêt, l'alimentation est coupée et le flash est déclenché de manière à vider les condensateurs.

 

 A la base du manche de la coupole se trouvent une griffe pour un sabot flash classique et une griffe fendue pour montage par l'écrou de pied standard. Au milieu du manche une luciole indique que le flash est prêt à déclencher.

 

 La position 40% du sélecteur de puissance correspond à la charge d'un condensateur de 800µF. La position 60% à celle d'un condensateur de 1200µF et la position 100% à la charge des deux. Si on charge les deux condensateurs à leur tension maximale 300v, l'énergie disponible est alors de e = ½ x C x U² soit 0,5 x 2E-3 x 300 x 300 = 90j.
Cette valeur de 90 joules est importante mais comme on ne connait pas le rendement optique de la coupole, il est impossible d'en tirer un nombre-guide. Il n'y a alors plus qu'une seule solution: le flashmètre.

 

 

 Trois fils sortent de l'appareil: le fil marron vers la coupole flash, le fil noir vers le contact PC et le fil noir/jaune d'alimentation. Pour la photo j'ai dû retirer un cache en carton qui protégeait les composants. Ce cache se positionnait difficilement car le montage a été bricolé. On voit clairement que la résistance noire, le condensateur blanc et la bobine marron ne rentrent pas dans l'espace prévu à cet effet. Je pense que le précédent propriétaire a eu des problèmes de surchauffe des deux résistances noires voire un grillage de l'une d'entre elles. Il les a donc remplacées par un modèle bobiné sur céramique qui doit bien tenir de 5 à 10 watts.
La prise entourée de sparadrap blanc est celle qui amène la haute tension de la pile/batterie. La prise femelle correspondante est introuvable d'où ce bricolage.

 

Le schéma de la mort qui tue :)
Dès la mise sous tension les deux condensateurs sont soumis à la haute tension. Même avec une alimentation parfaite il faut au moins une seconde pour charger (T = R x C). Le montage est entièrement isolé de la masse sauf par la prise PC. Noter le curieux montage destiné à déclencher le tube à éclat. Le secondaire du transformateur est en court-circuit. Le tube est un tube en U classique comme on en trouve dans les stroboscopes.

 

 

 Comme je n'ai pas trouvé de pile/batterie haute tension entre 200 et 300v, j'ai fabriqué ma propre alimentation à base de composants récupérés. Le montage est des plus classiques: transformateur de télévision, redressement double alternance à l'aide d'une bonne vieille valve EZ80, filtre en pi avec self et deux chimiques. Pour faire encore plus kitsch, j'ai ajouté le voyant 6,3v d'éclairage de cadran TSF :)
Cette alimentation fonctionne bien et même trop! En effet elle délivre allègrement 390v, ce qui est beaucoup pour des condensateurs 300v max. Résultat: un éclair qui refuse de s'éteindre, le sélecteur de puissance qui arque à tire-larigot et une légère appréhension au moment de basculer l'interrupteur sur marche :)
Bref je crois qu'il est temps de songer à une autre solution afin d'éviter un Tchernobyl français!

 

La griffe flash est dotée d'une lamelle ressort qui assure une bonne fixation dans le sabot contrairement à un flash moderne. Mais comme elle ne comporte pas de contact synchro il faut utiliser le câble had-hoc qui se branche dans la prise PC, ici dans l'objectif de ce FUJI690 du fait de l'obturateur central.

 RONY 2800 G et SUNPAK Auto28

Bientôt les nouvelles aventures de xapkib et rony et sunpack. Stay tuned...